Les filles, c'est comme les limaces. Ca doit servir à quelquechose, mais à quoi ?
Bill WATTERSON
Mercredi 28 Mai 2008
Sexismes
Vu dans le métro :
Notez (outre mon incompétence photographique habituelle, ajoutée au fait que la photo fut prise au téléphone portable en coup de vent) la finesse de cette publicité qui, sous couvert de vannerie destinée aux mâles (Pendant qu'il regarde le foot), flatte l'ego des dames pour mieux leur refourguer... des aspirateurs.
En plus, si Madame passe l'aspirateur pendant que Monsieur regarde le foot, il râlera. C'est bien connu.
Je viens de tomber sur Chacun son cinéma, film omnibus commandé par Gilles Jacob à la crème des réalisateurs sur le thème du cinéma.
Et là, j'ai découvert ce bijou. Et j'ai pleuré.
Je viens de passer une soirée d'anniversaire (non, pas le mien) excellente. Des gens sympathiques, cordiaux, cultivés, amusants, à la discussion agréable, qui ne pètent pas plus haut que leur rectum, avec le minimum vital d'éducation (doux euphémisme), fêtards, humoristiques, et j'en passe.
Il n'empêche, sans que je ne puisse expliquer pourquoi, à aucun moment, je ne me suis senti à ma place. Allez comprendre......
Bon j'avais dit que j'en parlerai, alors j'en parle.
On l'a entendu un peu partout : ça faisait dix longues années qu'on attendait ce troisième album. Et dès les premières secondes, impossible d'être dépaysé, c'est bel et bien du Portishead.
Pourtant, les références qui viennent à l'esprit au cours des trois trop brefs quarts d'heure que dure cet album sont toutes autres : Björk, Prodigy, Kraftwerk, Sonic Youth, Dead Can Dance, et j'en passe. Et malgré la diversité de toutes ces influences, Portishead réussit à garder une unité et un ton unique bien à lui.
Nettement plus sombre, dépouillé et glacial que les deux premiers opus, avec juste une piste au milieu de l'album pour reprendre son souffle, bref îlot "positif" au ukulélé, Third est une perle noire que j'ai déjà dû écouter une cinquantaine de fois en boucle dans les transports, et c'est pas prêt de s'arrêter.
Malgré quelques défauts scénaristiques, le film tient plus que bien la route, et réussit largement sa mission : foutre les chocottes.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant tremblé devant un film, sursauté, et j'en passe. Sans oublier un humour grinçant bienvenu pour souffler un bon coup avant de repartir sur les montagnes russes et sentir l'adrénaline débouler dans votre corps et la sueur (froide) glisser le long de l'échine.
Je ne comprends toujours pas pourquoi il n'a été interdit qu'aux moins de 12 ans, et ne saurais trop pousser les amateurs du genre à aller le voir, même les réfractaires au concept "caméra embarquée" refroidis (à raison) par Cloverfield et Blair Witch : [REC] exploite intelligemment le procédé. Lui.
Après des années de bons et loyaux services, après avoir été d'une utilité au delà de tout superlatif, la touche "Open / Close" en façade de mon lecteur DVD vient de rendre l'âme.
Heureusement qu'il me reste la télécommande car, malgré les progrès technologiques ayant eu lieu, je doute de trouver un jour une platine aussi radicalement efficace que celle que je possède et il va de soi que son obsolescence fait que plus aucun modèle n'est disponible désormais.
Je pense qu'avec ce morceau de reuneubeu, tout est dit, résumé, et explique clairement ce qui fait que ce style et moi sommes résolument fâchés.
Quelques morceaux choisis, que je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même parmi des lyrics du même acabit
On a l'ADN à Ben Laden mais on veut la BM à Ben Affleck
J'suis sorti d'une chatte j'peux bien rentrer dans l'top album
J'paie tout en liquide j'ai des parts à la banque du sperme
et enfin, comble de la subtilité
Si t'as une sale teté, on t'prend en levrette
Par contre si t'as une belle tête t'as l'droit au menu bucket
Seth Gueko - Les fils de Jacques Mess
Allez, promis, je vous parle bientôt de Third et là, ça rigolera nettement moins.
Voilà, c'est fini, comme chantait Jean-Louis.
Une dizaine de jours marathon, à gérer des cosplayeurs, à faire venir du jury, le tout aux Galeries Lafayette. Le gros morceau ayant été le samedi 26, avec les cosplays simultanés à Paris, certes, mais aussi Bordeaux, Lille, Marseille et Strasbourg.
Merci à tous ceux qui ont accepté de venir faire le jury à la dernière minute (Sahé, Sébastien, Greg, Caroline, GoToon, Steve, John, Adrien, Davy (qui a même pris la peine de filmer l'événement), ainsi qu'à Ben et Bounty qui m'ont bien dépanné à Strasbourg et à Lille (surtout Bounty qui en a bien chié, toutes mes confuses).
Merci également aux deux donzelles tête en l'air plus jolies l'une que l'autre en mode robe légère printanière d'être passées, même si elles avaient un peu de mal avec les horaires.
Retour à la vraie vie, et au travail en retard qui s'est accumulé pendant ces dix jours -_-
Et vous ne vous en rendez même pas compte, pauvres mortels.
1er mai, aux environs de minuit trente. Les Halles. Je m'en vais prendre le RER en compagnie de ma choupie collègue Carla quand soudain... Ah mais oui c'est bien lui ! Le temps de le saluer, et Thomas, doubleur émérite dans Oban Star Racers, fondateur de WanTake et voix off sur Nolife repart vers de nouvelles aventures.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, puisque certains responsables (non moins émérites) de Japan Expo attendaient le leur, de RER, sur le quai jouxtant le notre.
Prenez garde, l'élite de la japanimation en France rôde au milieu de vous et sait garder son anonymat pour mieux vous... hein... comment ? Ah, en fait tout le monde s'en fout.
Vous verrez, dans vingt ans, vous ferez moins les malins. Ou pas.